Signes d’ingéniosité

Chez Daniel Willi SA, nous savons que les changements font grandir. Pour relever les défis, nous maintenons les savoirs actifs, notamment par la formation continue de nos collaborateurs.

Dwilli - Montreux

Nos Précédents w-infos

W-Infos 11

Edition : Octobre 2009

Editorial : L'analyse de risques / Engagement - Virtuosité - Audace - Humain

En 2007, toute notre équipe avait longuement réfléchi à la définition de nos valeurs.
Mises au premier degré, elles peuvent paraître théoriques, mais aujourd’hui, nous vivons une expérience où elles trouvent toute leur signification.

Nous avons été appelés en urgence comme soutien «technique» par l’Etat-Major combattant le sinistre de l’Avenue de Provence à Lausanne. Nous avons pu ainsi reprendre et consolider la mission parfaitement mise en place par l’ingénieur et chef de service de la Ville pendant les 70 premières heures du sinistre.

Que ce soit pour le contrôle des structures, l’étayage et la sécurisation du cheminement des sapeurs-pompiers, ou encore l’organisation des travaux de déblaiement, ce bel exemple d’engagement de toute une équipe se doit d’être mentionné. On attend des ingénieurs des propositions techniques pratiques et ingénieuses pour permettre de circoncire rapidement le sinistre, mais également pour sécuriser le bâtiment. Là, c’est la virtuosité et l’audace qui doivent se concrétiser.
Merci à l’équipe du bureau qui s’est engagée et particulièrement à Daniel Vocat et Vanessa Pfander, ing. HES/ETS, qui ont fait un «apprentissage intensif» de sapeur-ingénieur, équipés parfois de masque à oxygène. Durant toute cette opération, nous avons vécu la rigueur du commandement, mais aussi la reconnaissance du travail de chacun. Sans l’humain, les autres valeurs n’ont pas de sens car les ingénieurs engagés sur place doivent recevoir de l’arrière, l’appui, la réflexion et les documents (plans, soumissions, etc.) pour exécuter leur mission.
Merci de nous avoir donné l’occasion de mettre en application nos valeurs.

Daniel Willi

 

Tic Tac Stock - Halle de stockage Pelichet Expositions SA, Satigny

Le Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH) fêtera en janvier 2010 ses vingt ans d’existence. La manifestation regroupe 17 créateurs majeurs de l’horlogerie technique et précieuse. Sa renommée est planétaire et attire chaque année des milliers de visiteurs provenant des cinq continents. Issue du groupe Pelichet, la société Pelichet Expositions SA a, comme activités principales, le transport, le dédouanement et les manutentions de tous types lors d’expositions, notamment sur le site Palexpo. L’entreprise est partenaire du consortium Manutexpo et agent exclusif de GenevaPalexpo. Afin de stocker au mieux le matériel d’exposition du SIHH et dans le cadre de son mandat complet de gestion et logistique, le transporteur a décidé de créer une halle dont les trois quarts de la surface sont destinés au salon horloger.

Le bâtiment, qui se trouve à Satigny, dans la périphérie genevoise, répond à un programme divers et exigent. Afin de valoriser au mieux l’investissement et le potentiel de la parcelle, le maître de l’ouvrage souhaite disposer d’un bâtiment polyvalent et multifonctionnel.

Ainsi, outre les espaces destinés au matériel du SIHH, une vaste surface vouée à la location et une zone spécialement équipée pour le stockage des containers sont prévues. Les contraintes du projet sont liées à des exigences de portée et de hauteur, à la circulation des camions à l’intérieur de la halle, aux charges inhérentes aux mouvements du pont roulant de la zone des containers et finalement, au délai de réalisation.

Le temps c’est de l’argent
La halle se compose donc de deux niveaux principaux. Les 10’000 m² du rez-de-chaussée sont principalement destinés à la location. Des entreprises diverses louent une surface et y accèdent aisément en tout temps. Le niveau supérieur, fort de 9’200 m² de surface, est entièrement attribué à la Fondation de la Haute Horlogerie (FHH). Le matériel du SIHH n’étant utilisé qu’une fois par année, son positionnement à l’étage s’avère judicieux. La zone des containers, placée en tête de bâtiment, est décaissée de 2 mètres dans le terrain et s’élève de 6 mètres au-dessus du reste de la halle. Cette plus grande hauteur est indispensable à l’accueil des 391 containers prévus et du système automatisé qui permet de les empiler au plus serré. Lorsque le client souhaite accéder à son container, l’automatisme procède à toute une série de mouvements rappelant la complexité du Rubik’s Cube pour en extraire le container sélectionné.

Pour répondre à ces exigences, nous avons opté pour une structure en béton avec toiture métallique. La halle s’appuie sur des fondations ponctuelles à faible profondeur, avec un dallage fibré délié de celles-ci. La protection incendie est réalisée par un compartimentage et un réseau de Sprinkler sur la totalité de la surface mise à disposition.

La dalle intermédiaire se situe à 5,50 mètres au-dessus du niveau du rez-de-chaussée. Cette hauteur importante demande la mise en place d’un étayage et de coffrages spéciaux. Le nombre de piliers est aussi réduit que possible. Des sommiers en béton précontraint permettent d’atteindre des portées de 16 mètres. Pour optimiser l’avancement du bétonnage, un nombre limité d’éléments de coffrage est utilisé. Ils sont déplacés selon un planning précis de zone en zone afin de ne jamais interrompre le processus. Alors que le béton a réalisé sa prise, les câbles de précontrainte sont mis en tension, puis on procède à l’injection des gaines.
La structure métallique est quant à elle formée de profilés composés-soudés au-dessus de la zone container. En toiture, les éléments les plus imposants ont une hauteur statique d’environ 1,20 mètre et une portée de 26 mètres. Les mouvements du pont roulant de la zone des containers induisent une sollicitation dynamique de la structure. La stabilisation et le contreventement sont ici spécifiquement étudiés.

« 20’000 m² en huit mois »
L’axe central du bâtiment est marqué par une voie principale de circulation qui permet aux camions d’accéder à l’étage, via une rampe de 50 mètres de longueur. L’enveloppe du bâtiment est habituelle pour ce type de construction, à savoir, des panneaux sandwich métalliques. Au final, ce sont environ 600 tonnes de structure métallique, 650 tonnes d’armatures et 6’000 m³ de béton qui sont mis en place.
Les travaux de terrassement ont débuté le 3 mars dernier ; la date de remise du bâtiment est fixée, avec un caractère impératif, au 18 décembre prochain. Réaliser une halle aussi imposante et complexe en un peu plus de huit mois appelle à une planification et à une conduite des travaux sans faille.

L'eau, la terre - Assainissement agricole, Chessel

Située au bord du Rhône, la commune de Chessel conserve avec fierté son caractère rural. Au printemps 2004, les autorités communales ont mandaté notre bureau pour étudier une remise en état des drainages agricoles réalisés sur son territoire dans les années 1940. Un premier constat met rapidement en évidence la vétusté et l’obsolescence des canalisations. Il s’avère donc indispensable de revoir l’ensemble du dispositif. Le projet élaboré a reçu l’aval des autorités ainsi que des subventions cantonales et fédérales des Améliorations Foncières.

Les parcelles ont été subdivisées en quatre zones. La première se situe au Nord de la future H144. La seconde se trouve le long du Grand Canal. La troisième longe le côté droit du Grand Canal en limite avec la commune de Roche, alors que la quatrième se trouve au Sud-Est du village.

Un grand travail préliminaire a été effectué afin de recenser les zones inondables et les secteurs à problèmes. Le projet inclut une analyse géologique des terrains afin d’en connaître au mieux leur nature et leurs caractéristiques propres. La récolte de ces données permet un positionnement optimal des nouveaux drains et une définition judicieuse des profils, des pentes et des espacements entre les drains. La faible  dénivellation de la topographie est à mentionner comme l’une des difficultés majeures du projet.

Les travaux ont été réalisés durant l’hiver 2008-2009. Quelques 27 kilomètres de drainage et près de 4,5 kilomètres de collecteurs ont été mis en place en trois mois environ.

Afin de minimiser l’impact sur le terrain et assurer une réalisation aussi rapide qu’économique, nous avons opté pour l’utilisation d’une draineuse guidée par laser et munie d’un coffrage glissant. L’engin permet d’excaver la fouille, de poser le tuyau, de l’enrober de gravier, de remblayer puis de remettre en état le terrain en un seul passage.

Les canalisations posées sont en Polyéthylène (Ø 80 mm pour les drains ; Ø 200 à 400 mm pour les collecteurs). A certains endroits, les pentes sont de 1 ‰. Par temps sec, un système de vannes manuelles empêche l’eau de s’écouler.

In vino veritas - Fondation « Les Moulins de Rivaz »

La commune de Rivaz est, en superficie, la plus petite du Canton. Des 32 hectares que compte son territoire, 24 sont plantés en vignes.

Situés sur les rives du lac, le long de la route cantonale, les Anciens Moulins ont cessé leur activité en 2001. Une fondation s’est créée et a racheté le site à Coop pour démolir les bâtiments et les installations en vue d’y créer un lieu dédié à la promotion de la vigne et du vin de Lavaux.

Le projet est signé par le bureau Fournier-Maccagnan qui a remporté le concours d’architecture lancé en 2006. En plus du bâtiment lui-même, le programme comprend d’importants travaux d’aménagements extérieurs dont nous assurons la direction. Il s’agit essentiellement d’aménager la parcelle anciennement occupée par les Moulins ainsi que la presqu’île qui la jouxte. Après assainissement du périmètre, l’ensemble est planté en vignes, délimité par des murs de pierres traditionnels et rendu accessible aux visiteurs. De part et d’autre de la route cantonale, l’aménagement d’une esplanade permet la création de 24 places de parc pour véhicules individuels ainsi que d’une place pour car.

Les difficultés de la réalisation sont liées à la gestion du trafic sur la route cantonale et à la sécurisation des voies CFF qui traversent le site. En étroite collaboration avec le bureau d’écologie et de géographie appliquées Hintermann & Weber, ainsi qu’avec le service cantonal des eaux, sols et assainissement (SESA), nous avons également abaissé, élargi et renaturé le lit du torrent du Forestay qui, après une magnifique cascade, termine ici sa course dans le lac.

La création de cheminements piétons sécurisés entre les différents secteurs du site comprenant notamment un passage sous voies ainsi que l’élargissement et la réfection du trottoir en béton du pont de la route cantonale complètent l’intervention..

Ça bouge bien - Plan de mobilité

Si l’adage veut que les cordonniers soient les plus mal chaussés, nous préférons être l’exception qui confirme la règle. Nous établissons en effet d’innombrables études pour nos clients et nous nous confrontons pour eux à de nombreuses problématiques, dont celle de la mobilité. Cet aspect a acquis ces dernières années une importance grandissante. La prise de conscience écologique, la migration pendulaire croissante et le coût des transports n’y sont pas étrangers. Les statistiques nationales le montrent clairement, rares sont ceux qui aujourd’hui vivent et travaillent dans la même commune.
Si une bonne partie de nos collaborateurs réside dans les différentes communes de la Riviera, plus d’un tiers provient de lieux plus éloignés. Un nombre important de déplacements est également indispensable au suivi des différents chantiers qui se localisent d’Aigle à Bulle et jusqu’à Genève, couvrant l’arc lémanique de façon assez uniforme.
Une étude de mobilité réalisée en 2004 par un diplômant de l’EPFL nous a démontré que près du 80 % des émissions de CO2 générées par nos activités proviennent des déplacements domicile/bureau.
Forts de ce constat, nous avons élaboré un plan de mobilité qui se propose dans un premier temps d’analyser les pistes possibles, de sensibiliser le personnel et de porter la réflexion vers des applications concrètes.
Diverses mesures sont envisagées : certaines sont déjà en place, d’autres sont encore à l’étude. L’horaire libre permet à chacun de mieux gérer son temps et ses trajets. L’aménagement de la cafétéria limite les déplacements pour le repas de midi ; actuellement 40 % du personnel mange sur place. Selon les tâches et les périodes, une part de travail à domicile est possible.

Le recours aux transports publics est fortement encouragé. L’abonnement ½ tarif – et/ou un abonnement mensuel CFF à concurrence du prix d’une place de parc P+R – est offert aux collaborateurs qui en ont une réelle utilité. La localisation du bureau juste en face de la gare de Montreux est dans ce sens optimale. Là où l’utilisation des transports publics ne s’avère pas efficiente, le covoiturage est encouragé.

Pour les déplacements professionnels, nous prêtons une attention particulière à l’organisation rationnelle des visites de chantier et autres rendezvous. Des cartes multicourses sont à disposition, nous bénéficions d’un abonnement Mobility transmissible et envisageons l’achat de deux véhicules d’entreprise (Smart à gaz naturel). Pour les trajets plus courts, le scooter du bureau est d’ores et déjà disponible..